LES CHIENS NUS DANS LE MONDE

Trois races de chiens nus sont officiellement reconnues par la Fédération de Cynophilie internationale :

  • Le Chien chinois à crête
  • Le Chien nu du Mexique
  • Le Chien nu du Pérou

À cette liste, vous pouvez ajouter d’autres races :

  • Le Chien nu argentin
  • L’American Hairless Terrier
  • Le Chien sans poil équatorien
  • Le chien fer de la Martinique
  • Le chien de cuba
  • Le chien nu d’Afrique

LE CHIEN CHINOIS A CRÊTE

Quelle est son origine ? 

Le chien chinois à crête a des origines fort lointaines, et il faut bien l’avouer quelque peu floues. Ce chien, si original, était déjà connu au XIIe siècle avant notre ère, mais portait des noms différents selon l’endroit où il vivait. 

De nombreuses hypothèses s’affrontent donc concernant son pays d’origine (Égypte où il se nommait « chien de Gizeh », ou bien encore « chien des Pyramides », Turquie, Afrique du Sud…). 

Mais pourquoi l’avoir naturalisé chinois ? 

Tout simplement parce que son ancêtre supposé serait le Taï-Taï Mandchou, chien sacré de la dynastie des Ch’ing, lui-même ayant de lointaines origines africaines. Quoi qu’il en soit, il fut une époque où̀ notre ami s’appelait « chien nu chinois royal » puis « chien nu chinois des bateaux ». Étrange, non ? 

Après la chute de l’empire Ch’ing, on utilisa ces petits chiens sur les bateaux pour combattre la vermine, ils servaient également de monnaie d’échange lors des escales dans tous les ports d’Asie. Plus tard, il semble qu’on le retrouve en Amérique et il se fixe au Mexique, après avoir franchi le détroit de Béring. Il serait donc l’ancêtre du chien nu du Mexique.

 

Nous avons des bases plus solides à partir du XVIIIe siècle, à l’époque des grands explorateurs qui laissèrent de nombreux écrits attestant de la présence de ces petits chiens sur différents continents.

Le chien chinois n’était pas étranger non plus sur le Vieux Continent, ainsi que le prouve un tableau de Lucas Cranach l’Ancien, datant du XVIe siècle, que l’on peut voir au musée de Dresde, sur lequel figure aux pieds de l’un des personnages (Katharina von Mecklenburg), un petit chien ayant toutes les caractéristiques de notre chien nu.

 

Le chien chinois à crête (ou « Chinese Crested Dog ») existe en deux variétés. 

Tout d’abord le nu (exception faite de la tête, des pattes et de la queue), dont l’absence de poils est génétique, provenant d’une mutation naturelle.

La deuxième variété est à poils vaporeux, mal aimée en France il y a encore peu de temps, et qui s’affirme de plus en plus de nos jours.

Les premiers chiens chinois apparaissent officiellement en France en 1973.

Les soins :

Pour le nu : bain, gommage et crème hydratante pour la peau, à l’aide d’un gant.

Pour la houppette à poudre : brossage quotidien, bain et séchage une fois par semaine 

Quels sont leurs points sensibles : 

  • Pour les tares génétiques : luxation de rotule – PLL luxation du cristallin- APR atrophie progressive de la rétine.
  • Les boutons et points noirs sur la variété nue

LES XOLOITZCUINTLES

Son haut poitrail, son cou long et élancé et ses oreilles dressées faisant penser à des oreilles de chauve-souris, le rendent très sportif et élégant. Le Xolo est l’une des races les plus anciennes et les plus rares du monde, plusieurs fois millénaires sans avoir subi de modifications notables.

Le nom émane d’ailleurs de la langue nahuatl des Aztèques, et se compose conjointement du qualificatif pour les chiens « itzcuintli» (qui croque sa nourriture avec des dents acérées) et du nom «Xolotl», dieu de l’inframonde, protecteur des jumeaux et gardien du célèbre jeu de balle aztèque.

Xolotl est souvent représenté comme un être difforme avec une tête de chien et des pieds tordus. 

 

Chiens des dieux

Dans la mythologie des Toltèques et des Aztèques, les Xolos avaient une grande valeur car ils guidaient l’âme des défunts à travers l’enfer (Mictlan) dans l’au-delà (Omeyocan). 

 

Le voyage vers ce lieu durant quatre ans, et à travers neuf niveaux, était jalonné de nombreuses épreuves.

 

Les Xolos étaient alors de fidèles compagnons, car eux seuls connaissaient le bon chemin et, à la fin, les dirigeaient avec sureté ́ par-delà ̀ un fleuve à sept bras.

 

Lors de cérémonies d’inhumation, ils étaient ainsi fréquemment sacrifiés et leur viande consommée, cette dernière étant réputée comme une délicatesse particulièrement savoureuse.

On attribuait également aux Xolos de nombreux pouvoirs de guérison. Ils étaient censés apporter un soulagement dans les douleurs rhumatismales, ainsi que dans les douleurs aux dos, au ventre et les douleurs dentaires.

 

Cela réside principalement dans le fait qu’ils se blottissent de manière affectueuse contre les personnes sous une couverture, et en raison de leur manque de fourrure donnent beaucoup de chaleur telle une bouillotte vivante. 

 

Un autre avantage est qu’ils n’attrapent ni poux, ni puces. Les Indiens offraient souvent à leurs hôtes deux ou trois Xolos pour dormir.

Race très ancienne

Les premières civilisations évoluées d’Amérique Centrale vénéraient et élevaient déjà des Xolos. 

 

Dans des sépulcres à Tlatilco (Mexique) il a été́ trouvé une statuette représentant une femme assise allaitant un chien nu, elle a été́ datée de 1700 ans avant J.C. Lors des mêmes fouilles, a été́ daté le squelette d’un chien avec une dentition incomplète (typique pour un chien nu) de 1400 ans avant J.C. 

 

D’autres découvertes prouvent que les chiens nus étaient déjà détenus et vénérés par les Mayas, les Toltèques, les Aztèques et les Zapotèques. 

 

Dans la culture Colima, qui s’étend 300 ans avant J.C. – 450 ans après J.C., des centaines de statuettes avec des chiens nus furent retrouvées dans des tombes sur la côte occidentale du Mexique. 

 

Vers 700 ans après J.C., les chiens nus atteignirent leur plus forte extension dans toute l’Amérique Centrale et les îles caraïbes, et ce jusqu’à la côte nord et la côte est de l’Amérique du Sud.

 

Par des relations commerciales entre les cultures Colima et Moche (ou Mochica, Pérou), les chiens nus arrivèrent dans la région des Andes, où se développa le chien nu péruvien (Perro sin pelo del Perú) et dont l’expansion se poursuivit jusqu’au Pérou, au Paraguay et en Argentine. 

 

Déjà lors de son second voyage, Christophe COLOMB rencontra des chiens nus sur l‘île de Santa Cruz.

 

C’est au cours du XVIIe siècle qu’arrivent les premiers chiens nus en Europe. 

 

Les éleveurs de chiens étaient fascinés par cette race, mais ne comprenant pas le principe de l’hérédité, l’élevage en Europe n’a pas réussi à se développer.

 

Le sauvetage des Xolos

Suite à la conquête espagnole, les chiens nus ont quasiment disparu dans le Nouveau Monde, raison pour laquelle, afin de sauver les Xolos, un club canin du Mexique organisa une expédition en 1954 sous la direction du Colonel Norman Pelham Wright.

 

Les participants trouvèrent alors avec surprise de nombreux chiens nus, parmi lesquels six chiennes particulièrement typées, et quatre mâles furent choisis pour le développement de la race.

En 1957, deux de ces Xolos furent ramenés en Angleterre, où ils passèrent six mois de quarantaine dans un zoo londonien, exposés comme une attraction étonnante. 

 

Les artistes Frida Kahlo et Diego Rivera ont contribué de manière prépondérante au maintien de cette fascinante race.

Ces deux célèbres artistes mexicains du XXe siècle ayant recueilli les exemplaires restants se consacrèrent à leur élevage.

 

Les Xolos comme compagnons fdèles ont aussi été́ un thème dans beaucoup de leurs œuvres.

 

Ainsi, le premier Xolo de Frida Kahlo, « El Señor Xolotl» apparaît régulièrement dans ses toiles créées en 1949 sur la mort et la divinité́, comme par exemple «L’étreinte amoureuse de l’univers, la terre (Mexique), moi, Diego et Monsieur Xolotl» ou également dans ses nombreux autoportraits.

Le premier standard de la race a été́ reconnu en 1956 par le club canin mexicain. 40 Xolos étaient enregistrés en 1960, et déjà 70 en 1965. La race a obtenu en 1972 la reconnaissance de la FCI (Fédération Canine Internationale) (standard FCI No 234), et aujourd’hui il existe, de par le monde, approximativement 5000 exemplaires.

Une diversité́ surprenante

La génétique particulière, qui se cache derrière le phénomène du chien nu, est passionnante et a été́ prouvée il y a peu d’années, également au niveau de la biologie moléculaire.

 

La transmission de l’hérédité se passe de manière monogénique autosome semi-dominant.

Cela signifie que le phénotype « nu » engendre par la mutation un gène unique sur le chromosome 17, et indépendamment du sexe, s’impose en grande partie à l’encontre d’un pelage normal.

Alors, si deux chiens sans poils sont croisés on peut voir statistiquement deux tiers des chiots nus et un tiers avec une fourrure. 

 

Lorsqu’un chien nu est croisé avec un chien poilu, la moitié des chiots est sans fourrure et l’autre moitié́ avec. 

 

Un groupe de recherche du Professeur Tosso Leeb de Berne a pu identifier le gène nu mutant (Drögemüller et al., Sience 2008). 

Il s’agit dans ce cas du gène FOXI3, lequel joue un rôle encore quelque peu inconnu lors du développement embryonnaire.

La mutation consiste dans le fait qu’un fragment des sept paires de bases se reproduit consécutivement en double. Ce faisant, la protéine prévue ne peut plus être produite, ce qui entraîne des répercussions sur le développement des poils. 

Les chiens nus ne sont néanmoins pas complètement sans poils, car ils portent également toujours le gène normal de pilosité ́. 

La tête, la queue et les pattes sont toujours plus ou moins poilues. 

Il manque généralement aux chiens nus quelques dents, cela ne les empêchant en aucune manière de se nourrir correctement. Ils réussissent à dévorer un os et à mâcher plus rapidement que la plupart des autres chiens. 

Les Xolos poilus ont en revanche une dentition complète. 

En outre, les chercheurs ont pu fournir la preuve que la mutation du FOXI3 a eu lieu il y a plus de 3500 ans, et qu’elle est présente dans les trois races de chiens nus reconnues par la FCI. 

Il a également aussi été́ prouvé l’origine commune, dans la région de Mexico, des Xolos, des chien nu du Pérou et des chien nu à crête. 

Ce qui est fascinant c’est la grande variété ́ de cette race ; en plus de voir des Xolos nus et des Xolos poilus avec toutes les couleurs possibles de pelage, il y a également diverses grandeurs. 

La FCI a réparti les Xolos dans le groupe 5 (chiens de type Spitz et de type primitif) et trois groupes de grandeur, soit les miniatures (25 – 35 cm, 3 – 6 kg), les intermédiaires (36 – 45 cm, 6 -15 kg) et les standards (46 -60cm,15-30 kg).

Ainsi, il y a un Xolo pour chaque goût, de la taille d’un chien nain jusqu’à celle d’un chien de berger, avec ou sans fourrure.

En février 2014, un nouveau standard a été́ officialisé par la FCI.

Les Xolos poilus peuvent aussi être exposés et être employés pour l’élevage. 

Il est décrit dans le standard quelles couleurs de pelage sont autorisées.

 

Apparence majestueuse

Les Xolos sont d’excellents chiens de garde et donnent l’alarme de suite lors d’événements inhabituels avec une forte voix. 

D’un autre côté, ils établissent une relation très intime avec leur propriétaire. 

Ils s’accordent bien avec les autres chiens, animaux ou enfants. 

Par leur caractère joyeux et leur curiosité, ils apportent un vrai rayon de soleil dans le quotidien. 

Ils sont extrêmement endurants et ont une manière bien spécifique de jouer entre eux. 

Ce comportement pouvant irriter d’autres races de chiens, les Xolos adaptent leur comportement selon leurs camarades de jeu. 

Grâce à leur grande intelligence et leur capacité ́ de compréhension rapide, ils sont très bien appropriés pour des activités comme, par exemple, l’agility.


L’éducation des Xolos doit être cohérente car ils ont leur fierté et accomplissent à contrecœur les exercices de soumission. Mais ils sont très intelligents, curieux et apprennent volontiers. 

Lors d’intenses travaux de flair, ils montrent également beaucoup d’enthousiasme.

Un faible pour les oreillers

La place la plus adaptée pour se coucher pour un Xolo est, si possible, sous une couverture de lit. Les oreillers lui plaisent également de manière non négligeable. 

Avant de s’installer, il prépare sa place en utilisant ses dents et ses griffes. Lorsqu’il est finalement installé, après s’être tourné en rond plus fois, il reste où il est et ne bouge plus d’un seul millimètre, cela même si on essaye de toutes ses forces de le déplacer.

Comme le Xolo recherche le plus de contact possible avec le corps, c’est une parfaite bouillotte. 

Leur regard tendre, avec leurs yeux en forme d’amande, vous transperce l’âme et ne vous lâche plus. 

Avec les Xolos, c’est comme avec des bonbons, on ne peut pas se satisfaire d’un. Plus ou moins rapidement, un deuxième ou même un troisième Xolo viendra enrichir votre quotidien.

 

Une santé robuste

Les Xolos sont moins sensibles au froid que les races à poils courts. 

Leur peau est un peu plus épaisse et les égratignures guérissent rapidement. Avec des compagnons de promenade, ils s’amusent très volontiers dans la neige à -10 C avec un manteau. 

La peau pigmentée deviendra plus foncée sous le soleil estival, en automne ils sont presque noirs.

L’utilisation d’une crème solaire est inutile. 

Des maladies de peau n’apparaissent pas plus souvent que chez les autres chiens, un diagnostic précoce augmente néanmoins les chances de guérison .

Puces ou poux ne sont jamais à l’ordre du jour et d’éventuelles tiques ne peuvent pas se dissimuler sur une peau nue et sont tout de suite découvertes. 

 

Au sein de la race, il n’y a aucun cumul de maladie génétique connue. Une espérance de vie de 17 – 18 ans est comparativement élevée. 

Pour les personnes allergiques aux poils d’animaux, les Xolos ne sont généralement pas recommandés. 

En effet, l’allergie n’est la plupart du temps pas due aux poils mais aux protéines de la peau ou de la salive. 

En général cela se passe bien, mais les personnes concernées doivent absolument effectuer auparavant toutes les investigations nécessaires et rechercher un contact direct avec un Xolo.

 

Une race digne

Les Xoloitzcuintles ont quelque chose de majestueux, de sublime en eux et aussi quelque chose d’inaccessible, de secret, tout cela étant d’une absolue fascination. 

 

Leur retenue naturelle envers les étrangers est également plaisante avec, en revanche, un attachement énorme à leurs maîtres (ou dit d’une manière plus jolie : leurs meilleurs amis). 

On trouve chez les chiens nus quelque chose de primitif et un brin de fraîcheur, qui doivent absolument être conservés.

 

Poteries traditionnelles de Colima (Mexique).

LE CHIEN DU PEROU

Le chien nu du Pérou est une race de chien originaire du Pérou sans poils, sauf sur son crâne où ils forment une crête. 

Cette particularité oblige parfois leurs maîtres à leur étaler de la crème solaire pour les protéger des rayons ultra-violets, auxquels ils sont sensibles.

Ils sont parfois conseillés par les péruviens pour traiter les crises d’asthme.

En effet, comme les poils sont totalement absents, leur chaleur corporelle entre directement en contact avec le patient sur lequel ils sont allongés.

Des huacos, céramiques de culture moche, attestent de la présence ancestrale de ce chien au Pérou

Il existe cependant des preuves archéologiques de la présence d’un chien ressemblant au chien nu du Pérou sur les céramiques des civilisations pré-incas (VicúsMocheChancay) entre le IVe siècle av. J.-C. et le XVIe siècle. 

La représentation du chien nu a remplacé celle du puma, du serpent ou du faucon, notamment dans la culture Chancay.

 

LE CHIEN NU ARGENTIN

Le chien pila argentin, l’une des petites races sans poils

Le chien pila argentin est un excellent choix d’animal de compagnie. Il s’agit en effet d’un chien très affectueux, joueur et joyeux. Découvrez nos recommandations pour prendre soin de la santé dermatologique de ces chiens sans poils.

Le chien pila argentin est un chien qui conserve de nombreux liens avec le chien péruvien et le xoloitzcuintle mexicain. Ces trois espèces endémiques d’Amérique latine se caractérisent par le fait de posséder très peu de poils.

La peau d’un chien pila argentin peut sembler, à ceux qui ne connaissent pas cette race, être affectée par une maladie telle que la gale. La vérité est que le pelage de ces chiens est presque inexistant, ce qui laisse la peau découverte.

Le chien pila argentin est donc sujet aux maladies de la peau telles que la dermatite ou les irritations. Leur peau doit donc être entretenue en permanence. Le chien pila argentin vit extrêmement longtemps s’il reçoit les soins appropriés. Il peut atteindre l’âge de 20 ans !

Le pila argentin se trouve principalement dans le nord de l’Argentine. Il est particulièrement apprécié pour sa peau douce. Selon une légende argentine, le chien pila argentin a été offert en cadeau par les Incas pour renforcer les liens avec l’Argentine.

Les pilas argentins possèdent trois tailles : petite, moyenne ou grande. Le plus commun est néanmoins le petit chien pila argentin. Quelle que soit sa taille, ses caractéristiques phénotypiques fondamentales restent exactement les mêmes, tout comme son tempérament
(Source : https://es.wikipedia.org/)

Cette race est très affectueuse avec ses maîtres et avec les autres animaux. Ce sont des chiens qui s’adaptent en outre facilement aux petits espaces. Ils sont très joueurs et joyeux, tout en restant d’excellents gardiens.

Quelques caractéristiques du chien pila argentin

Les origines de cette race sont diffuses. Il n’existe pas en effet de données historiques précises sur ces animaux. 

Nous pensons toutefois que le chien pila arriva en Argentine en tant que cadeau de l’empire Inca. Cette théorie est renforcée par la parenté entre le chien pila argentin et le chien péruvien.

Bien qu’il soit en Argentine depuis plusieurs siècles, le chien pila argentin n’est devenu populaire qu’au XXe siècle. Les races d’animaux sans poils sont en effet peu populaires à travers le monde.

Les pila argentins sont des chiens qui ne possèdent généralement pas de masses capillaires. Ils n’ont donc généralement pas de poils sur le corps, à l’exception de zones très spécifiques. 

 

De nombreux pilas argentins ont des poils sur la tête et la queue. Ces poils ne sont néanmoins jamais épais ni abondants, mais plutôt de couleur paille et secs.

 

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une race très connue dans le monde entier, le chien pila argentin est facilement reconnaissable. Leur peau est généralement de couleur sombre, semblable à une couleur gris métallisé.

Il existe également des spécimens noirs ou bruns, d’autres avec des taches blanches sur le ventre et les pattes.

Comme les lévriers, les pilas argentins ont un corps aux lignes fortes et stylisées. 

Ce sont des chiens minces et bien proportionnés. 

Il s’agit donc d’une race rapide et agile. 

Les pilas se caractérisent par le fait d’avoir toujours des oreilles dressées, longues et pointues, et une tête étroite.

 

Caractère aimable et énergique

Le chien pila argentin est un excellent choix d’animal de compagnie. Il s’agit en effet d’un chien très affectueux, joueur et joyeux, tout en étant patient. 

Il est donc idéal pour les familles ayant un rythme élevé d’activité, car leur corps est dynamique et plein d’énergie.

Chien sans poil bolivien

Le chien sans poil bolivien, aussi connu comme Khala bolivien, est originaire de Bolivie comme son nom l’indique.

Il n’est pas reconnu par les fédérations canines les plus importantes, et même s’il ne s’agit pas d’un chien courant, il est possible d’en voir au Mexique ainsi que dans d’autres pays d’Amérique latine, où son élevage et son développement gagnent petit à petit en popularité. 

Il ressemble énormément au chien nu du Mexique et il existe deux tailles, la petite et la grande.

LE CHIEN SANS POIL ÉQUATORIEN

Le Chien sans poil équatorien (en espagnol : perro calvo dorado Ecuatoriano) est une race de chien sans poils originaire du Péninsule de Santa Elena en Equateur. 

Il est maintenant considéré comme la plus rare des races de chiens sans poils.

Cette race se caractérise par une absence quasi totale de poils sur le corps et la tête. 

Il a de longues pattes et atteint une hauteur de 15 à 18 pouces. L’une des curiosités du chien équatorien sans poil est l’absence de prémolaires.

Histoire

Le chien équatorien sans poil est un descendant de l’orchidée inca péruvienne, ayant ses origines dans le pays voisin il n’est pas considéré comme une race officielle, mais seulement comme une variante de la race péruvienne représentée dans l’art précolombien inca de 300 av. J.C

Il existe de nombreuses figurines de Valdivia démontrant une domestication de ces animaux dès 4500 av. J.C.

Le chien doré chauve équatorien diffère du chien glabre du Pérou, car il a une queue plus courte et n’a pas de prémolaires, le doré est également différent en raison de son pelage qui se transforme en or au coucher du soleil.
Pendant la période espagnole, son nombre a été considérablement réduit. Il est maintenant confiné à la côte du golfe de Guayaquil et c’est actuellement l’une des races de chiens les plus rares au monde.

Les références

« Chiens sans poils ». La bibliothèque d’information canine.

“L’une des races de chiens les plus nues et les plus rares de toutes les races de chiens sans poils. Il a une peau dorée et de longues pattes. Certains auteurs disent qu’il peut s’agir d’un croisement entre le chien péruvien sans poil et le mexicain Xoloitzcuintle.”

LE CHIEN SANS POILS AFRICAIN

Le chien sans poils africain, aussi connu sous le nom Terrier de sable abyssins, est un chien sans poils d’Afrique, on ne sait pas s’il existe encore des exemplaires.

Un certain nombre de premiers comptes européens d’Afrique mentionnent un petit chien sans poils, il a été décrit comme se déplaçant rapidement avec une écorce courte et pointue et en apparence, il aurait été de couleur sable avec une crête de poils sur la tête et une touffe sur sa queue, bien que les photographies ne montrent aucun poil.

Trois spécimens ont été apportés en Grande-Bretagne en 1833 et ont été exposés au zoo de Londres comme chiens égyptiens sans poils, un spécimen datant de 1903 est conservé au Musée d’histoire naturelle de Tring dans Herefordshire, Angleterre.

Les récits de chiens sans poils africains les ont décrits comme abyssinien, égyptien et zoulou, suggérant que des chiens sans poils ont été rencontrés à travers le continent, on pense que la race s’est éteinte, bien qu’aucune recherche approfondie n’ait été menée à travers l’Afrique pour confirmer qu’elle n’existe plus.

(Encyclopédie  site:mc.wikiqube.net https://mc.wikiqube.net/wiki/File:Africanhairless.jpg)

LE CHIEN FER DE LA MARTINIQUE

Comme son nom l’indique, le xoloitzcuintle, appelé ainsi en nahuatl en référence au dieu aztèque Xolotl, dont il serait le représentant, trouve ses origines au Mexique.

Selon les traditions religieuses mésoaméricaines ce chien, dont l’espèce sans poil était peu représentée par rapport à l’ensemble des chiens poilus, était supposé conduire les âmes des défunts vers le territoire des morts, le Mictlan

Les Aztèques ont élevé cette race de chien pour les sacrifier lors des rituels funéraires, afin que l’esprit du chien guide celui du défunt jusqu’au Mictlan ; dans les actuels états mexicains de Colima, de Michoacán et de Jalisco, on retrouve fréquemment dans les tombes anciennes des statues en céramiques de xoloitzcuintle, remplaçant le sacrifice de l’animal. Ils étaient aussi recherchés comme compagnons, ou même chauffe-lit en raison de leur température corporelle élevée.

La présence de ces chiens nus est attestée en Martinique, notamment en 1492 dans le journal de Christophe Colomb. 

De même, le père Bernardino de Sahagún, qui a étudié la culture des mésoaméricains au XVIe siècle, a témoigné de l’existence de ces chiens nus.

Le chien nu mexicain aurait été importé d’Asie par des peuples nomades par le détroit de Béring. 

Il serait ainsi descendant d’un chien de Mandchourie, le Tai-Tai, aujourd’hui appelé chien chinois à crête

Cependant la piste migratoire de ce chien aurait été contredite par la découverte d’un crâne de xoloitzcuintle datée de 1300 à 1000 avant notre ère, alors que le plus ancien ossement de Tai-Tai ne dépasserait pas 1000 ans d’ancienneté.

Cette dernière découverte tendrait à prouver que le xolo est l’une des plus anciennes races de chiens, plusieurs fois millénaire sans avoir subi de modifications notables.

Comment le xoloitzcuintle est-il arrivé en Martinique

Les Amérindiens quittent la cordillère des Andes avec leurs chiens nus sacrés, probablement venus du Mexique, que l’on appelle le xoloitzcuintle bien avant la naissance de J-C.

Ils atteignent le nord du Venezuela et s’embarquent avec leurs chiens dans de grandes pirogues pouvant contenir 100 personnes.

En 1502 Christophe Colomb, en débarquant au Carbet, note dans ses écrits avoir vu un hybride de chien et de cochon.

Il avait rencontré un chien fer.

Le révérend Père du Tertre fait référence dans ses notes à des petits chiens sans poil sur l’île de la Martinique.

De même le père Bernardino de Sahagún, qui a étudié la culture des mésoaméricains au XVIe siècle, a témoigné de l’existence de ces chiens nus.

Sur la côte Sud Est atlantique de la Martinique, des ossements de chiens fer ont été trouvés ensevelis près des tombes.

Cette présence, associée aux rites funéraires amérindiens, semble montrer que ces chiens avaient une fonction symbolique de passeur entre le monde des vivants et celui des morts.

Outre la nudité indubitablement génétique, cette similitude entre les rites funéraires aztèques et les rites funéraires amérindiens, confirmerait l’hypothèse que l’origine du chien fer martiniquais est bien le xoloitzcuintle.

Dans les deux civilisations, le chien nu est enterré avec son maître pour conduire l’âme humaine vers sa demeure éternelle.

Comment le xoloitzcuintle est-il devenu Chien Fer ?

La morphologie différente du chien fer martiniquais et du xoloitzcuintle mexicain serait due au métissage avec les chiens poilus venus d’Europe à partir du XVIIème siècle.

Ce qui nous donne la race Chien fer de la Martinique.

Pourquoi le chien fer est-il en voie de disparition ?

Héritage des croyances animistes des amérindiens, le chien fer est supposé détenir des pouvoirs magiques.

Certains pensent qu’il est bon d’en avoir un, mais enchainé jour et nuit devant sa maison pour éloigner les mauvais esprits.

D’autres, au contraire, les craignent et les persécutent en les chassant à coup de pierre.

Ils sont retrouvés empoisonnés.

D’autres s’en servent pour la magie noire.

Beaucoup ont été exterminés avec l’arrivée des touristes par le ramassage de la fourrière et le manque de connaissance de son propre patrimoine, et de par les stérilisations

Il faut ajouter aujourd’hui comme pour toutes les espèces, et ce n’est pas propre à la Martinique :

  • Un manque de motivation pour le patrimoine animalier.
  • Une attirance pour les races à la mode et homologué par les fédérations.
  • Un rejet de la moindre contrainte.
  • Un désintérêt pour ce qui ne rapporte pas.

Les caractéristiques du chien fer

Caractéristiques physiques :

Taille : entre 32 à 60 cm 

Poids : entre 12 à 35 kgs

Couleur : bronze, noir, marron, bi Color, et tri Color, gris

Oreilles : droites ou tombantes